Lundi 15 juin, la scène du théâtre Mogador a vu défiler le meilleur de la comédie musicale française ! Les spectacles de la saison 2025-2026 ont été mis à l’honneur et récompensés lors de la 8ème cérémonie des Trophées de la Comédie Musicale.
Une cérémonie menée de main de maître par la sensationnelle Juliette Behar. Tout en finesse et avec grande classe, elle a su donner le ton de cette soirée, avec aussi beaucoup d’humour et de bienveillance. A ses cotés, six artistes qui ont brillamment donné le rythme : Pablo Cherrey-Iturralde, Carole Deffit, Nathan Desnyder, Jeanne Jerosme, Camille Mesnard et Daniel Njo Lobe.
Mention spéciale à la Miranda Priestly plus vraie que nature de Nathan Desnyder. Si The Devil Wears Prada rejoins les planches de Paris après avoir enflammé celle de Londres, il faudra définitivement compter sur Nathan pour incarner la boss la plus célèbre du cinéma ! On a adoré également les interprétations et ré-interprétations tout en fantaisie des grands classiques comme la scène du Balcon de Roméo et Juliette ou celle de West Side Story qui ont mis en lumière, d’une part toute la maitrise de Pablo Cherrey-Iturralde et Carole Deffit, et d’autre part l’importance d’une bonne adaptation, d’un bon livret et d’une bonne mise en scène. On oublie la voix profonde de Daniel Njo Lobe, la théâtralité de Jeanne Jerosme et la maitrise vocale de Camille Mesnard. Bravo à cette sacrée équipe !
Ils l’ont rappelé lors du numéro d’ouverture : la comédie musicale, c’est pour tout le monde et par tout le monde ! Un tableau grandiose, qui a su rendre hommage aux plus grandes comédies musicales comme Grease, Fiddler on the Roof, Spamalot, Sister Act ou encore Hairspray. Pour assurer le show, il fallait également compter sur les élèves de la classe libre Comédie Musicale du Cours Florent qui nous ont offert une interprétation de “Too Darn Hot”, issu de la comédie musicale Kiss Me, Kate, qui a fait grimper la température !
Tout au long de la soirée et des remises de prix, le spectacle a été entrecoupé des numéros musicaux signés Antoine Lefort à couper le souffle et des prestations des cinq spectacles nommés dans la catégorie “Meilleure Comédie Musicale”. A tour de rôle, c’est Company, Cher Evan Hansen, Adèle Berry, Monte Cristo le Spectacle Musical et Le Fantôme de l’Opéra qui ont époustouflé le public. La palme de la prestation la plus impressionnante revient certainement à Bastien Jacquemart qui nous a scotché avec son interprétation de “Comme Tout le Monde”. Une telle voix et un cri du cœur aurait aussi mérité le trophée de l’interprétation masculine…
En bref, la comédie musicale française a encore de beaux jours devant elle et n’a définitivement pas à rougir de ses comparses britanniques et américaines ! Vive le théâtre français !
La Cage Aux Folles mène la danse
Grand gagnant de cette soirée, La Cage Aux Folles, qui remporte pas moins de 7 prix, dont celui de la meilleure recréation. Harold Simon et Laurent Lafitte remportent eux les trophées du second rôle masculin et de l’interprète masculin pour leurs rôles de Jean-Michel et Zaza. Ils empochent également les prix de la mise en scène (Olivier Py), des costumes (Io Bauchiero et Aurélien Lehmann) et de la scénographie et de la chorégraphie (Pierre-André Weitz).
Autre gagnant de cette soirée, l’adaptation française de Cher Evan Hansen qui empoche trois prix dont celui de la Meilleure Comédie Musicale et le trophée de l’adaptation pour Olivier Solivérès, Hoshi, David Sauvage et Frédéric Strouck.
C’est Vanessa Cailhol qui remporte, elle, le trophée de l’interprétation féminine pour son rôle de Roxie Hart dans Chicago. Du côté des révélations masculine et féminine, c’est Antoine Le Provost et Lisa Lanteri qui remportent le trophée pour leurs interprétations dans Cher Evan Hansen et Chicago. Des récompenses plus que méritées !
Légère déception de la soirée, Monte Cristo, le Spectacle Musicale, ne remporte que deux prix sur treize nominations, celui du second rôle Féminin pour Tatiana Matre et celui du meilleur livret pour Stéphane Laporte et Yann Guillon. On espérait plus également pour Le Fantôme de l’Opéra qui rentre bredouille malgré 8 nominations.