[Interview] Yanis Nouidé et Anaël Alexandre : “on se prend une telle décharge de rires et de complicité avec le public que ça nous porte.”

Potted Potter c’est l’histoire de deux potes résumant les 7 tomes d’Harry Potter en 70 minutes. Un spectacle qui vient tout juste de débarquer à Paris et qui ne finit pas d’enchanter le public à chaque représentation. Rencontre avec Yanis Nouidé et Anaël Alexandre pour parler des potterheads, de leur complicité avec le public et de leurs inspirations pour donner vie à l’histoire du plus célèbre des sorciers.

Comment se porte le spectacle qui a ouvert il y a quelque temps déjà ? 

Anaël Alexandre : Franchement, on ne va pas bouder notre plaisir. On fait de très belles salles, le spectacle cartonne donc on est tous très heureux ! 

Yanis Nouidé : Cela fait plaisir de voir que le spectacle brasse toutes les générations, comme le sujet fait partie de la pop-culture. C’est cool de voir que les enfants, comme les ados et les personnes plus âgées ou des personnes qui viennent entre potes, avec leur parents en profitent. Malgré le fait qu’on puisse croire que c’est un spectacle pour enfants ! Tout le monde ne rigole pas de la même chose donc on a des rires tout au long du spectacle, c’est un vrai bonheur. 

Vous étiez Potterheads avant de vous lancer dans Potted Potter ?

Anaël : Mais tellement ! Pour ma part, j’avais le même âge qu’Harry, je suis rentré au collège en même temps que lui. Ma génération a grandi avec cette histoire et maintenant qu’on commence à avoir des enfants, c’est génial de voir que les parents et les enfants sont tout autant à fond et connaissent tout ou ont lu les livres et vu les films. Je touche du bois pour qu’on soit prolongé d’une année car avec la sortie de la série, je pense qu’il y a aussi toute une nouvelle génération qui va découvrir Harry Potter

Yanis: Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais potterhead mais j’ai surkiffé les films ! J’en parlais justement à ma mère du fait qu’on a vu et revu la saga et qu’on connait toutes les répliques et les références qui peuvent apparaître dans le spectacle. 

Ce qui est bien dans le spectacle, c’est qu’il y a un personnage puriste et l’autre, très novice dans sa culture d’Harry Potter. Le public peut s’identifier à l’un ou l’autre, même sans savoir qui est Voldemort. 

Anaël : On les embarque dans le délire. A la fin du spectacle, on fait toujours des photos avec le public et ça nous permet d’avoir les vrais retours à chaud. On a d’un côté les fans avec les lunettes et la baguette qui nous disent “c’était génial, j’ai retrouvé plein de trucs que j’adore.” et de l’autre, ceux qui nous disent “je ne connaissais rien d’Harry Potter mais ça me donne envie de les lire” ou “ça y est, j’ai tout compris !”. C’est super chouette et c’est là que je trouve que le spectacle est très bien fait, car il s’adresse à tout le monde. Les fans retrouvent ce qui fait la mythologie d’Harry Potter et en même temps, ceux qui sont passés à côté, retrouveront les marqueurs avec Harry, Dobby, la voiture volante… C’est des éléments dont ils ont forcément entendu parlé ou vu sur les réseaux. 

La version française du spectacle est inédite. Quelle liberté vous a été accordée pour cette adaptation ? 

Yanis : La liberté a surtout été pendant les répétitions où on est partie de la version une du livret. Depuis, il a beaucoup évolué ! (rires). Avec Julien Baptist, l’adaptateur français, on a testé beaucoup de choses, certaines qui ont marché, d’autres non. Ça a été une recherche constante pendant le mois de rodage en Décembre en Belgique pour arriver à une version plus ou moins finale. Pendant les répétitions, on partait du texte et du livret imposés et on s’amusait à faire des petites impros, toujours sous la supervision des anglais, de Julien et du metteur en scène associé français, Christopher Lopez. On a pu vraiment s’amuser et on a gardé pas mal de nos idées qui sont nées pendant ce processus. 

Anaël : Pour le coup, les anglais ont été super là-dessus. Dan et Jeff (les créateurs, ndlr) sont très amis dans la vie, ils sont tout le temps ensemble, et ils ont créé ce spectacle avec beaucoup d’improvisation dès le départ. C’est souvent le retour que nous font les spectateurs, “qu’est-ce qui est improvisé, qu’est-ce qui est scripté ?” et pour moi c’est là où se trouve l’essence du show. En improvisant beaucoup, ils ont gardé ce qui a marché et certaines références ont complètement disparu du spectacle au fur et à mesure. En résidence de création à Paris, on a travaillé avec le metteur en scène originel du spectacle qui nous a interrogés et à qui on a pu faire des vraies propositions. 

Julien Baptist a fait un gros travail pour adapter des références anglaises qui ne seraient pas passées dans la version française. Par exemple Hagrid, dans la version originale, est irlandais et ça fait mourir de rire les anglais. Avec l’accent d’Hagrid, ils jouent sur la rivalité Irlande-Angleterre, mais nous, nous n’avons pas ça. On a essayé avec l’accent marseillais ou un accent corse, mais ça ne fonctionnait pas, ça ne l’amenait pas du bon côté. Donc on l’a transposé en Garou en mode Bossu de Notre-Dame, qui est devenu Garou qui chante Sous le Vent. Mais en Belgique, pendant les répétitions, ça ne marchait pas du tout. Les anglais étaient prêts à l’effacer et on a lutté pour qu’ils lui laissent une chance avec le public français. En tant que comédien, c’était super agréable de pouvoir proposer des choses de ce style ! 

En plus, on est trois comédiens à jouer dans Potted Potter : Martin (Magli, ndlr) et Yanis sont le cast principal et moi, je suis le swing, je joue les deux rôles. Ce qui est génial, c’est que dans le spectacle il y a des vannes de chacun qui sont passées dans le script. 

Yanis : On les a trouvé en s’amusant, en testant et en improvisant ! Ils nous ont fait confiance aussi pendant la création en nous demandant “est-ce que vous pensez que c’est drôle ?”. Ils nous ont fait confiance sur notre connaissance du public français, ce qui pouvait les faire rire. On a pas le même humour, on ne rit pas des mêmes choses du tout ! (rires). C’était cool de nous investir autant pour avoir une vraie adaptation française qui fonctionne pour le public français. 

Justement, il y a une certaine liberté dans le spectacle qui est de s’autoriser un rire ou deux. Finalement, où s’arrête le script et où commence l’improvisation ? 

Anaël : ça fait partie de la magie ! (rires).  

Yanis : On dit souvent au public qu’il faut revenir pour voir où était l’impro ! 

Anaël : Il y a certains endroits où même nous, en répétition, on s’est fait rire. Ce qui est le plus difficile, c’est de fabriquer des faux fou-rires, et en même temps de toujours essayer de se surprendre à certains endroits. Je joue à la fois avec Yanis et Martin et ils ne vont pas toujours utiliser le même mot, la même intonation et le même regard, ce qui peut nous faire partir très vite. Mais c’est aussi un spectacle qui permet ça. On joue sur le côté “bande de pote” et ça aide que l’on s’entende très bien avec l’équipe et que ce soit un spectacle qui soit très fun à jouer et qu’on se marre. Le but ce n’est pas d’être en fou-rire constant car ça deviendrait très égoïste de ne pas inclure le spectateur. Là, on est toujours tournés vers le public qui est invité à prendre part à cette grosse parodie d’Harry Potter

Yanis : C’est hyper intéressant pour nous comédien de créer ce flou entre ce qui est écrit, où ça ne rigole pas, ce qui est écrit et qui doit faire rire et les moments où on déborde. Ça se mélange, ça se superpose et ça crée cette question “où est le script et où est l’impro”. 

Pour le public, c’est très immersif et il n’y a pas de concept de quatrième mur. On se dit aussi souvent “ils ne pourront pas aller plus loin dans l’absurde”, et pourtant… Est-ce qu’on peut aller trop loin avec un tel spectacle ? 

Anaël : ça reste très balisé car c’est une licence. Le show, même s’ il est transposé en France avec nos références et notre humour, doit avoir la même qualité que quand il est joué à Las Vegas, à New-York ou à Londres. On ne peut pas déborder et on ne peut pas non plus dénaturer l’œuvre originelle. Ça ne peut pas devenir Voldemort qui tue Harry, car ce n’est pas écrit comme ça dans l’histoire. C’est une parodie, mais on ne peut pas lui tordre complètement le cou. C’est très scripté et notre liberté va être plutôt à la marge, dans l’interprétation.

Yanis : On bascule aussi quand on sait qu’on ne va pas s’embarquer dans une impro de trois minutes. On sait qu’entre nous ça peut partir très vite car on s’écoute et on se marre bien. C’est surtout, sur le moment si on sent qu’on peut faire une blague et si ça peut faire rire l’autre et le public, on y va. On ne fera jamais quelque chose qui ne fera rire que l’autre. 

Anaël : Et ça reste du spectacle vivant. C’est paradoxal car c’est un gros show, une grosse machine, une grosse franchise dans laquelle sont impliqués les auteurs originaux et la production anglaise mais finalement, ça tient toujours au dernier bout de scotch que le technicien va mettre car l’armoire ne tiens pas bien ou autre. Il y a des improvisations que l’on a faites pour rattraper un problème technique car ça arrive et c’est du spectacle vivant. Ce sont des blagues en plus dans le spectacle pour ne pas montrer que l’on est en difficulté. Quand le spectacle commence, c’est show must go on, c’est un roller-coaster et c’est tout schuss jusqu’à l’arrivée ! 

Il y a une énergie folle tout au long du spectacle et le public vous le rend bien, les réactions sont très fortes. Est-ce que c’est l’effet attendu ? 

Yanis : Pour ma part, c’est au-delà de ce que j’espérais. Pour être complètement honnête, je m’attendais à ce que ce soit un spectacle jeune, avec des éléments qui ne marcheraient qu’avec les enfants. Au départ, dans ma tête c’était assez flou et dur de savoir si c’était un spectacle pour tout le monde, familial ou uniquement pour les enfants. Le style du spectacle est spécial aussi, c’est fait avec trois bouts de ficelle et des perruques bas de gamme ! (rires). Je me disais que ça pouvait être hilarant pour les enfants, mais j’avais peur que le public adulte adhère moins. D’autant plus qu’il s’agit d’un public français, et plus particulièrement parisien. Finalement, c’est en arrivant ici que l’on a récolté le plus de rires. C’est une superbe surprise et c’est tellement gratifiant ! Mine de rien, quand on donne de l’énergie comme pas possible pendant 1h20, c’est sympa de voir qu’il nous le redonne ! 

Anaël : Le rôle de Yanis, que je joue parfois, est un rôle très énergivore. Quand on a des doublettes le week-end, ça m’est déjà arrivé de me dire “wow, en terme d’énergie c’est dur d’y retourner” car on a déjà tout donné sur la première représentation. Mais au bout de 10 minutes sur scène, on se prend une telle décharge de rires et de complicité avec le public que ça nous porte. En sortant de scène, on est galvanisés, il y a un truc assez magique !

Vous vous êtes initié au clown, au mime et même au doublage. Est-ce que cela nourrit votre jeu pour Potted Potter

Yanis : Complètement. C’est de la construction, ce que l’on fait sur scène. On part de ce qu’on nous donne, on ajoute ce qu’on sait faire, on teste des choses qu’on ne sait pas faire, on garde ce qui marche, on enlève ce qui ne marche pas… Pour le personnage de Dan, je trouve ça génial de pouvoir trouver les voix de chaque personnage par exemple. Avant même de commencer les répétitions, j’ai travaillé là-dessus : trouver une identité aux 13 ou 15 personnages. 

Anaël : Dès les auditions, ils ont cherché ça. Le dénominateur commun entre Martin, Yanis et moi, c’est qu’on venait du théâtre avec plein de composantes différentes : moi de l’impro, Martin de la comédie et des cafés-théâtre, Yanis du clown/mime. Mais on a chacun aussi nos singularités et il y a 3 versions du spectacle qui existent, la version Yanis-Martin, la version Yanis-Anaël et la version Martin-Anaël. C’est chouette car, dans le rôle de Dan, je pense que Yanis et moi sommes assez proches en termes d’énergie, même si on a pas la même physicalité, mais mon Jeff est très différent de celui de Martin. 

Yanis : C’est différent mais ça marche aussi et c’est là où est la force de l’écriture. Malgré la formule ou les comédiens, si c’est bien écrit, si c’est bien joué et si le public nous le renvoie, ça fonctionne. Et en voyant les trois versions, on ne verra pas la même chose. 

Anaël : En plus, si je devais faire comme Yanis, ça ne marcherait pas. Je n’ai pas les mêmes mimiques et ce qui marche très bien chez lui, marcherait moins chez moi. Pareil, je ne serais pas capable de faire ce que fait Martin, car il a un côté grande gigue un peu debonair, sur un comique de rupture. Je suis plus sur le comique du petit nerveux, inspiré de Louis de Funès, qui pique une crise. C’est top aussi de voir que c’est un vrai travail d’écriture et un vrai travail de comédien. On ne nous a pas demandé de coller à une manière de jouer. Ça n’aurait pas de sens. 

Yanis : Quand on a reçu le livret, on a également reçu une captation du spectacle qui s’est joué à Toronto. Quand j’ai vu la façon dont ils jouaient, ça n’a rien à voir avec la manière dont on le joue. Dan et Jeff, les originaux, sont dans une énergie beaucoup plus proche. Même si Dan est un peu plus clownesque que l’autre, ils sont très similaires. Alors que nous on a prit le parti pris du clown blanc et de l’Auguste, avec un personnage très énergique et un peu bête et l’autre qui essaye de tenir le cap tout au long du spectacle. 

Vous êtes trois à jouer le spectacle en alternance. Comment est née l’alchimie et cette connexion à deux ou à trois ? 

Yanis : Il faut demander au responsable du casting qui ont eu beaucoup de flair, car ça s’est fait tout seul finalement ! (rires). On a cette envie commune de trouver des blagues, des idées qui fonctionnent. C’est notre côté “malin”, notre enfant intérieur qui a envie de se marrer et de s’amuser. C’était notre intention de faire de ce projet qui se joue dans le monde entier, le nôtre. 

Anaël : Ils ont reçu plus de 200 candidatures et on était 12 au workshop. A la mi-journée, ils en ont gardé 6 pour tester pleins de combinaisons et de binômes. Ils ont dû repérer des choses, mais pour nous, c’était très fun de pouvoir essayer plein de choses. C’était comme un immense bac à sable parce qu’on ne savait pas tellement ce que l’on devait jouer. On avait très peu de texte et on ne savait pas vraiment qui était qui dans les personnages. C’est là où ils ont été forts car quand on s’est retrouvés en répétition, il y a eu une forme d’évidence. Les binômes marchaient bien quelque soit la configuration. 

En plus, ma position de swing n’était pas évidente. Je devais au départ être là en back-up pour remplacer l’un ou l’autre, mais avec les emplois du temps de chacun, il est vite apparu que je ne serais pas la troisième roue du carrosse, mais vraiment intégrée. Du coup, j’ai eu la chance de pouvoir créer aussi pour que ça me ressemble. 

Il n’y a jamais eu d’égo en tout cas dans le trio, tout a toujours été fait au service du spectacle. En soi, on n’est pas sur l’affiche et personne ne se dit “je vais voir le spectacle de Yanis, Martin ou Anaël”. La license est plus forte que nous, mais les gens repartent quand même en se disant “ah, untel ou untel m’a fait vraiment rire”. C’est ça que l’on recherche. 

Le spectacle a fêté ses 20 ans en 2025, d’après-vous qu’est-ce qui fait que ça fonctionne toujours autant ? 

Yanis: Le rythme. Il y a le challenge de résumer 7 tomes en 70 minutes. Le fait de résumer quelque chose d’aussi long en si peu de temps, ça devient drôle. Le tome 1 sur scène dure 3 minutes alors que le film dure 2h et le livre une centaine de pages. C’est très drôle et c’est très accessible. Et puis, il y a une chose qui est au-dessus de nous : c’est Harry Potter. C’est ce qui fait que ça marche ! (rires). 

Anaël : il y a deux ressorts qui fonctionnent très bien aussi. D’abord, je viens du cabaret d’impro et un des sketch les plus drôle était celui de “l’avance rapide”. On rejouait un film connu en 3 minutes, puis en 1 minute 30, en 45 secondes, jusqu’à arriver aux 15 secondes et à ce moment-là, ça ne ressemblait plus à rien. Potted Potter, c’est un “avance rapide” de 70 minutes, non-stop, comme une montagne russe qui va crescendo, de plus en plus folle à chaque étape. 

Et ensuite, je pense que les gens ont besoin de rire. En tout cas, c’est quelque chose qui ressort beaucoup du spectacle, les adultes rient de bon cœur et nous disent “Merci, ça fait tellement du bien de rire !”. C’est bête à dire, mais pour moi, le fait que pendant 1h10, les gens ont choisi de croire à la même histoire et rient ensemble des mêmes choses, ça fait du bien ! 

Yanis et Anaël’s run-through :  

Parmi la galerie de personnages, lequel est votre préféré à jouer ? 

Anaël : C’est dur ! J’adore Voldemort, il me fait mourir de rire et j’adore lui faire une voix débile. 

Yanis: Ron et Rogue. J’aime beaucoup l’accent espagnol qui me fait beaucoup rire. 

Votre sort ou objet magique le plus utile ? 

Anaël : Le portoloin. J’adorerais en avoir un pour me téléporter ! 

Yanis : Pareil, mais en transplanant. 

Anaël : Ou la poudre de cheminette, je ne suis pas difficile. (rires)

Le spectacle qui vous a donné envie de faire du théâtre ? 

Anaël : Le Magicien d’Oz. C’est le premier spectacle que j’ai joué à 8 ans. J’étais très introverti et le théâtre à été une révélation. Je me suis senti à ma place directement. 

Yanis : A 8 ans, j’ai joué plusieurs saynètes sur la mort, mais c’était très comique. Je m’étais pris une claque de me dire qu’on pouvait faire rire avec tellement de choses qui, à la base, ne sont pas drôles. C’est le pouvoir du rire qui m’a donné envie de faire ça. Et aussi Chaplin, dans plusieurs de ses films. (rires). 

En 30 secondes, donnez envie au public de venir voir Potted Potter au théâtre du Gymnase. 

Anaël : Vous n’êtes pas prêt. Que vous aimiez Harry Potter ou non, ce spectacle est fait pour vous. Venez faire du Quidditch avec nous, voir un terrible dragon cracheur de feu et venez vivre la coupe des 3 sorciers, voir Dobby et prendre le Poudlard express, le tout en 70 minutes. 

Yanis : Venez redécouvrir tous les personnages que vous connaissez afin de ne plus les reconnaître (rires). Venez faire pour la première fois un match de quidditch et ressortir du théâtre avec un mal de ventre et le sourire jusqu’aux oreilles ! 

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