[Interview] Ethan Oliel “Neil Perry est un personnage qui me touche énormément.”

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By Lénaëlle Fontaine

Sur scène, Ethan Oliel interprète Neil Perry, un jeune garçon plein d’ambitions et de rêves. Un rôle pour lequel il vient de remporter le Molière de la Révélation Masculine. Avec nous, il revient sur son parcours, ses idéaux et son aventure au sein du Cercle des Poètes Disparus. 

Comment vas-tu et comment se porte la pièce ? 

Ça se passe très bien. Ça a été des mois chargés d’émotion et de travail mais c’est une aventure extraordinaire. On a la chance de jouer à guichet fermé depuis le premier soir et on a une entente hallucinante avec l’équipe. C’est assez rare de concilier à la fois qu’un spectacle fonctionne, d’aimer ce que l’on joue et de s’entendre avec la troupe et l’équipe technique. C’est merveilleux ! 

Tu viens de remporter un Molière pour ton interprétation de Neil Perry. Peux-tu nous en parler ?

Ça a été beaucoup d’émotions et ça se voit d’ailleurs à la tête que je fais quand on annonce mon nom ! (rires). Ce qui est assez dingue, c’est que la veille, avec la troupe, on avait organisé une fausse cérémonie de Molière et on s’était amusé à se caricaturer mutuellement. Et celui qui m’avait parodié moi, s’était amusé, comme je suis un peu émotif comme garçon, à faire des grandes grimaces tristes. Je m’étais promis que si, par je ne sais quel bonheur, je recevais le prix, je ne ferais pas cette tête ! Et finalement, ça s’est passé exactement comme il l’a décrit ! 

J’étais très ému car c’est une vraie reconnaissance de mes pairs et une vraie reconnaissance du métier. Ça veut visiblement dire que jusqu’à présent, je ne fais pas trop mal mon travail et ça m’encourage à continuer de travailler de la sorte et même plus encore ! 

“[Recevoir un molière] c’est une vraie reconnaissance de mes pairs et une vraie reconnaissance du métier.”

Justement, dans ton discours tu disais que tu étais prêt à tout plaquer avant de décrocher ce rôle. Qu’est-ce que cette pièce a changé pour toi ? 

Énormément de choses  Avec le cercle des poètes disparus, j’ai retrouvé beaucoup de joie et de gaieté dans ma vie. Je traversais une période délicate et l’audition est arrivée, il y a maintenant deux ans très exactement, presque au bon moment. En plus, j’ai une histoire un peu particulière avec le film, c’est un de mes préférés et ma mère m’a donné le prénom Ethan en hommage à Ethan Hawke qui incarne Todd dans le film. 

C’est aussi un spectacle et une pièce que j’avais essayé de monter en janvier 2022, mais on m’avait dit que les droits n’étaient pas disponibles. Et finalement, un mois plus tard, je découvre l’annonce pour ce rôle. Aujourd’hui, c’est un travail colossal de deux ans qui abouti ! Je peine encore à réaliser, mais je pense que c’est pour le mieux car à être trop proche de sa conscience, je ne serais plus capable de pleinement le vivre. Parfois, il faut garder un peu de distance avec les évènements pour pouvoir encore y croire. 

La boucle est donc bouclée ! Un très long chemin pour en arriver jusque là et jusqu’à la récompense de tout ce travail. 

Exactement ! J’ai vraiment l’impression que c’est un point de passage et un aboutissement qui montre aussi qu’il ne faut rien lâcher. J’ai échoué aux concours d’écoles nationales de théâtre, pas parce qu’ils sont passés à côté de moi, mais simplement parce que cette année il y avait des gens qui ont mieux réussi l’exercice. 

On peut être tenté de se trouver des excuses, de se dérober à la réalité pour ne pas essayer, pour ne pas tenter. Mais pour moi, il y a deux ans, ça a changé, j’ai commencé à me dire que c’est pas parce qu’on est passé à côté de moi, mais parce que je suis passé à côté d’opportunités. A ce moment-là, il y a une révolution qui s’est passée à l’intérieur de ma tête ! 

“Neil et moi avons un point commun : on a une forme de feu, une passion qui brûle à l’intérieur de nous.”

“Saisir les opportunités”, c’est un peu le message de la pièce finalement dans laquelle tu interprètes Neil Perry. Quelle est ta relation avec ton personnage ? 

Je pense avant tout, Neil et moi avons un point commun : on a une forme de feu, une passion qui brûle à l’intérieur de nous. Mais il y a aussi un autre point commun je pense : on semble à l’aise, et en vérité quand il faut dire les choses qui comptent, aux personnes à qui cela compte, nous sommes incapables de le faire. Neil est bloqué, prostré et je pense que, même si ce n’est pas le trait que je préfère, c’est une chose que nous partageons. Ça a été un plaisir de recomposer ce rôle, de le redécouvrir, et de le jouer tous les soirs. Il me touche infiniment ce personnage.

Neil est un aussi rôle en deux actes avec un côté très rationnel et optimiste et un autre très dramatique. Comment as-tu trouvé et travaillé cette dualité ?

L’un alimente l’autre. Si je suis très sincère dans la gaieté qu’il a à être avec ses amis, si je joue sur ce plaisir absolu, le mur qu’il prend vis à vis de son père et cette incapacité chronique qu’il a a dire les choses importantes sont d’autant plus durs et violents. 

Personnellement, je pense qu’il a besoin de ses amis car chez lui, il ne trouve pas ça. Il est fils unique, en tout cas, c’est l’image que je me suis fait de lui, et donc il n’a pas cette joie de partager et de discuter de ce qui l’anime. C’est ce que je me suis raconté à l’intérieur, c’est que son aisance avec ses amis et son besoin de communier avec eux sur pleins de choses naissent aussi de ce manque qu’il a quand il se retrouve au sein de sa famille, face à ce silence. Il aime profondément sa mère, mais cela reste quelque chose d’assez timide et pudique. Avec ses amis, il a besoin d’extérioriser tout cela ! 

“Carpe Diem” est la leçon qui retentit tout au long de la pièce. Que retiens-tu de ce message ? 

J’ai un peu l’impression que c’est une notion qui a été dévoyée au cours du temps. Carpe Diem, on l’a vu comme une incitation à se dire “allez, carpe diem, je fais ce que je veux, quand je veux, il n’y a pas de limites !” Mais ce n’est pas ça ! C’est une invitation à saisir les opportunités et comme je le disais tout à l’heure, on est souvent tenté de se trouver des excuses pour ne pas les saisir. La notion de Carpe Diem nous invite aussi à profiter de l’instant présent et du moment et d’en être acteur. Nous sommes constamment en train de regarder une story ou de filmer ce qu’on expérimente, plutôt que de le vivre. On peut penser que le Carpe Diem est une notion ringarde, mais en vérité cette notion est une nécessité très actuelle pour notre génération et notre jeunesse. Elle a beaucoup de choses à dire ! 

Cette mise en garde est aussi rappelée dans la pièce, Carpe Diem, à juste titre. Aujourd’hui, à qui s’adresse ton “Oh, capitaine, mon capitaine” ? 

J’ai eu ma John Keating à moi ! Quand j’ai quitté mes grandes études, mon ambition théâtrale était un peu bancale. A l’époque, je faisais ça, car il fallait que je fasse quelque chose et je savais que j’avais quelque chose à déverser, mais je ne savais pas encore comment. C’est cette professeure, Pétronille de Saint Rapt, qui a fait de mon ambition une véritable aspiration. “Oh capitaine, mon capitaine”, c’est pour elle ! 

Elle m’a aussi ouvert les yeux sur l’amour des textes. C’est aussi pour ça que j’aime tant cette œuvre (Le Cercle des Poètes Disparus), car elle parle de jeunes gens qui ne se sont jamais autorisés à penser qu’il pouvait exister un autre chemin que celui tracé pour eux. On leur martèle que pour eux c’est les valeurs “tradition, honneur, discipline, excellence” qui doivent les mener à des grandes carrières d’avocat, de médecins ou à faire partie de l’élite américaine. Puis, il y a un professeur qui arrive et qui leur dit, ”cette voie est possible, mais il en existe aussi d’autres, la vôtre, et il faut que vous la trouviez”. Et ça, ça passe par l’intermédiaire de la littérature, par la poésie, par la manière dont on va agencer les mots entre eux, la façon dont on va les faire résonner, la manière dont ils vont nous réveiller et évoquer des choses en nous. 

Aujourd’hui, la lecture est devenue ce que Daniel Pennac appelait dans Chagrin d’Amour, “l’absurde prouesse”. C’est à dire que quand on lit un bouquin, on se félicite d’arriver à la 100ème page. Pour ça, le Cercle des Poètes Disparus c’est aussi essentiel car ça rappelle à quel point les mots et la façon dont on les utilise peuvent avoir un pouvoir évocateur et révolutionner nos consciences. 

Est-ce que le théâtre est quelque chose qui te passionnait déjà tout petit ou est-ce que cette passion s’est réveillée un peu tard dans ta vie ? 

Assez tard en vérité. J’ai toujours aimé, au collège, jouer des petites saynètes. C’était mon moment, j’étais quelqu’un d’assez timide au collège et avec mon meilleur ami, on savait qu’on allait faire rire, amuser la galerie et qu’on allait se montrer devant les gens populaires, qu’on rêvait d’être ! (rires). Mais pour autant, je ne m’étais jamais dit “ah tiens, je vais faire du théâtre !”

C’est venu un peu par hasard, c’est ma mère qui m’a dit “et pourquoi pas du théâtre ?” quand j’ai quitté la classe préparatoire. J’ai tenté un stage cinéma, au cours Florent, puis un cursus théâtral, et je suis tombé amoureux des textes, des mots, des grands auteurs comme Musset, Hugo, Racine, Corneille, Molière… J’avais envie de porter les textes, de les incarner ! Et voilà, une très belle découverte ! (rires)

La pièce repose aussi énormément sur la relation entre les membres du cercle. Comment avez-vous construit cette relation et fait prendre l’alchimie ?

Ça tient beaucoup du choix du metteur en scène ! J’avais déjà travaillé avec Olivier Solivérès sur “Les Aventures de Pinocchio” et j’avais vu, en assistant aux auditions, l’œil qu’il pouvait avoir pour choisir des bons comédiens, mais aussi des bons éléments de troupe. Il choisit des gens qui vont se sentir concernés par le projet, qui vont avoir la bonne attitude de travail. Il a ce don et cette intelligence émotionnelle pour fédérer une équipe – je l’appelle Coach d’ailleurs ! (rires). C’est vrai, pour moi, je travaille avec Didier Deschamps! Il arrive à nous fédérer autour d’un projet commun et on joue une pièce comme on jouerait un match de foot. 

On veut donner plaisir à nos supporters et il nous rappelle que chaque date est importante. Même si les gens parlent de la pièce comme étant un joli projet, ceux qui nous ont vu et aimé la veille, ne seront pas là le lendemain. En vérité, ceux qui viennent ce soir-là ne savent pas que la veille on était bien et que l’on a bien joué ! On a tout à re-prouver, c’est la magie du théâtre. On doit encore raconter cette histoire et il faut la faire avec la même intensité ! On doit se sentir impliqué à chaque étape et ça, c’est grâce au metteur en scène. 

Pour l’anecdote, on est tous partis une semaine avant le début des répétitions, dans la maison de campagne de ses parents. Perdus au milieu de la campagne, on s’est découverts, on a appris à se connaître, c’était absolument génial. 

“Olivier Solivérès a l’œil pour choisir des bons comédiens, mais aussi des bons éléments de troupe.”

Peter Weir, le réalisateur du film, a eu la même idée avec les acteurs du film et a même réussi à les convaincre d’écrire leur propre poème ! Et vous avez eu l’occasion de rencontrer Peter Weir ! Vous a-t-il donné des conseils sur comment donner vie à l’histoire ?

Pas du tout ! Mais il était très ému, quand il est venu nous voir après la représentation. Pour nous aussi, c’était très émouvant de le rencontrer, et pour moi, de rencontrer le réalisateur de ce film qui a changé ma vie. C’était extraordinaire ! 

Voir que son film de 1989 a toujours le même impact en 2024, cela doit être fort également. 

Bien sûr ! Il a vu les gens se lever dans la salle à la fin de la représentation de l’adaptation de son film. Evidemment, il doit se dire que ce film a toujours une résonance aujourd’hui et est une nécessité. 

“Sentir que le public arrive à s’accrocher à nous en tant que personnages, aux destins que ces derniers peuvent avoir, c’est merveilleux !”

Quand nous sommes allés voir la pièce, des collégiens étaient installés tout en haut du théâtre. Eux-mêmes étaient captivés par l’histoire qui se déroulait sur scène. C’est une pièce pour toutes les générations ! 

C’est notre grande fierté d’avoir toutes les générations confondues dans la salle. Ce qui est finalement assez rare dans le théâtre privé. C’est génial de recevoir des gens qui découvrent le théâtre-même avec cette pièce ! J’aime beaucoup, à la fin du spectacle, aller à la rencontre du public et sentir ce que l’on a pu créer ou réveiller chez eux. Et il y a plein de jeunes qui n’étaient jamais allés au théâtre ! Pourtant, on arrive à leur montrer que ça parle d’eux, que même si l’histoire se passe dans une école des années 50, on incarne une jeunesse et on porte des émotions qu’ils peuvent avoir aussi. On essaye de leur parler d’eux et sentir qu’ils arrivent à s’accrocher à nous en tant que personnages, aux destins que ces derniers peuvent avoir, c’est merveilleux ! 

La pièce va changer de théâtre au mois de septembre. Feras-tu toujours partie de l’aventure ? Devons-nous nous attendre à des changements ? 

Ce sera la même pièce et toute la distribution est conservée ! On débute au Théâtre Libre en septembre 2024 et on a même la chance de partir en tournée de janvier à juin 2025. Une grande tournée à travers la France, la Belgique et même la Suisse ! 

Aujourd’hui, en tant que jeune comédien qui incarne un personnage iconique dans un grand classique, quel serait le rôle idéal ? 

J’ai un amour intarissable pour les grands classiques, comme les Molière ou les Musset. Si j’avais une baguette magique et que je pouvais donner vie à un personnage, ça serait le Fantasio d’Alfred de Musset ou Alceste dans le Misanthrope de Molière.

Mais j’ai aussi joué un seul en scène, que j’ai écrit, qui s’appelait “Le Garçon Nuage”. C’est un texte que j’ai écrit en alexandrins et que j’ai joué au Théâtre des Déchargeurs. Ça avait très bien marché et j’adorerais le reprendre. Ou bien encore, j’ai pour projet d’en écrire un second. On parle beaucoup de jeunesse et j’aimerais que ce soit un texte pour eux. Un texte pour les gens qui doutent, pour ceux qui en présence des autres se sentent absents. Un texte pour ceux qui ont la fâcheuse tendance de mettre leur intelligence au service du travestissement de la réalité. Ça s’appellera “Aurore”, en référence à l’ouvrage de Nietzsche, un auteur que j’aime beaucoup. C’est un texte qu’il a commencé à écrire quand il a retrouvé la santé et la gaieté, ce qui est exactement ce qui est en train de m’arriver ! (rires) J’aimerais que ce soit un texte très lumineux. 

Donc un grand classique ou un seul en scène ! 

Tu n’es donc pas que comédien mais également auteur. Quelles sont tes inspirations ?

La vie de tous les jours, mais aussi beaucoup d’introspection. Ou l’aventure intérieure comme pouvait le faire Montaigne. Il pensait qu’en parlant de lui-même, il pouvait parler à tout le monde. Il disait porter en lui “les traits de l’humaine condition”. Selon lui, ça veut dire qu’on partage tous certaines émotions et qu’en les disséquant, on peut parler au plus grand nombre. J’aime bien cette idée. 

Quand j’écris, j’aime aussi écrire pour plusieurs personnages que je peux incarner moi-même. Notamment grâce au clown et au travail de masque, c’est plaisant de pouvoir jouer plusieurs personnages à la fois. 

Ethan’s run-through : 

Ton œuvre favorite ?

Cyrano de Bergerac. C’est un condensé de tout ce qu’on a fait de mieux dans la littérature française. 

Ton personnage favori ?

Alceste du Misanthrope, parce qu’il me hante. C’est un personnage sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt. Tantôt il m’énerve, tantôt je le comprends. 

Ton rituel avant de rentrer sur scène ?

J’ai chaque fois une pensée pour trois personnes et je prie pour elles. Pour mon grand-père qui était la plus valeureuse personne que j’ai connue au monde (au sens des valeurs). Ce monsieur avait un sens des valeurs absolument extraordinaire. Pour mon oncle, qui était très inquiet de mon avenir car il est parti au moment où je quittais la classe préparatoire, j’ai donc toujours une pensée pour lui. Et pour une amie qui est décédée l’an dernier. Elle était comédienne et chanteuse, et elle aurait été infiniment heureuse de voir ce qui m’arrive. Voila, je pense toujours à eux avant d’entrer en scène. 

Si tu devais adresser un message au public du cercle des Poètes Disparus, quel serait-il ?

Venez nous voir ! (rires). J’aimerais adresser aux jeunes, ces quelques mots de Musset, “L’homme est un apprenti. La douleur est son maître et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert”. C’est une citation que j’adore car on a tendance à vouloir éviter la souffrance et la douleur, on veut l’ignorer. Pourtant je pense qu’il faut faire comme disait Nietzsche, “Je ne pointe pas du doigt du reproche, les maux de l’existence”. La souffrance fait partie de l’existence, elle est inévitable et chaque route qui a mené un jour au succès a été nécessairement pavée de doutes, d’obstacles et de tragédie. 

Ce qui fait pour moi la beauté du Cercle des Poètes Disparus, c’est que ce n’est pas une œuvre manichéenne. Il n’y a pas vraiment de gentil ou de méchant. C’est un affrontement de volonté, et c’est ça qui est beau. A une époque où on nous somme obligés de choisir un bien ou un mal, un camp ou une idéologie, avoir une œuvre qui ne prend pas ce pli là, ça fait du bien. Je trouve qu’elle pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses. 

Certains pensent que le personnage principal de l’œuvre est tour à tour Keating, Todd ou Neil. Qu’en penses-tu ? 

Je pense que ce qui porte l’histoire et la pièce, ça peut paraitre idiot, mais c’est la poésie. Pas seulement la poésie au sens des poèmes, mais la poésie de la vie avec ce qu’elle a de merveilleux et de tragique à la fois. C’est un condensé de tout cela. Le texte de la pièce a ce rôle de nous interroger sur ce que cela veut dire de penser par soi-même. Est-ce que cela existe ? Et si oui, est-ce qu’il faut qu’on l’enseigne ? Mais à partir de quel âge, quelles en sont les conséquences… Les horizons de réflexions sont immenses et c’est ce qui fait que cette œuvre est une nécessité très actuelle. 

Le Cercle des Poètes Disparus se joue au Théâtre Antoine jusqu’au 26 mai et à partir du 11 septembre au Théâtre Libre. 

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